Quelque peu écoeurés par le trajet en bus "Laos-style" Siam Reap - Bangkok, nous décidons de nous accorder l'avion comme mode de transport. Koh Samui étant la seule des trois îles équipée d'un aéroport, on essaye de dégoter un billet pour celle-ci. Malheureusement, les prix prohibitifs nous obligent à feinter, on attérit donc à Surathani sur la côte, avec transfert en Ferry jusqu'à Samui.
On connaissait de longue date la réputation de Koh Samui, à savoir une île magnifique mais dénaturée par une exploitation touristisque effrenée et bas de gamme. Les premières impressions à l'arrivée ne font malheureusement que confirmer cette réputation. D'ailleurs, on se rendra vite compte que la fréquentation est très faible par rapport à la capacité d'accueil (commerces et bars quasi-vides), ce qui a notre avis est un juste retour de balancier. Seule une omniprésente clientèle allemande semble rester fidèle à l'île.
On trouve une Guest House sympathique en bord de mer sur une des deux plages les plus touristiques, Lamai. Le premier soir, en se promenant dans les rues bordées de bars glauques ou les gogo-dancers sont plus nombreuses que les touristes, on est déjà en train de planifier notre départ vers la prochaine île. Le lendemain, on se rend sur le spot de Kitesurf de l'île pour voir si, à tout hasard, il y a moyen de pratiquer notre sport favori.
Tout le monde a une fois ou l'autre entendu parler de Koh Pangan, île de backpackers renommée pour la "full moon party" qui se tient à chaque pleine lune. Vu que l'on n'est pas dans cette configuration lunaire, et que de toute manière on recherche un peu plus de tranquillité et d'authencité, on opte pour une plage à l'autre bout de l'île, que des backpackers rencontrés en chemin nous ont chaudement recommandée: Thong Nai Pan. Sur une grande partie de Koh Pangan, les routes sont quasi-impraticable, et les déplacements d'un endroit à l'autre de l'île doivent donc s'effectuer par la mer, à des prix relativement élevés. Il vaut donc mieux choisir avec soin sa plage car on passe le plus clair de son temps dessus. (Mais on va quand même pas s'en plaindre non?).
La plage que l'on a sélectionnée est effectivement de toute beauté. C'est une longue plage de sable blanc d'un kilomètre de long, avec de nombreux bungalows qui restent discrets et s'intègrent bien dans le paysage. Malgré notre budget serré, on réussit à se dénicher un bungalow quasi les pieds dans l'eau, avec vue dégagée sur la mer depuis la terrasse et la fenêtre de la chambre. Le bonheur!
On passe quelques jours très relaxants sur cette plage, alternant les siestes dans le hamac et les séances de nage matinale. Le soir, quelques bières aux bars de la plage et après au dodo. Sauf ce fameux soir ou on décide de prendre un seau de Caipirinha, suivi de près par un autre seau de Sangsom-Soda. (Le Sangsom est un alcool local, sorte de rhum brun bon marché). Autant le sirotage du premier seau se passe en douceur, autant le second seau fait des dégats! Bon il faut dire que l'on a clandestinement agrémenté le seau de redbull (a noter que le redbull local n'est pas gazeux). Autant dire que les allers-retours aux toilettes pour vidanger, à la lampe à huile (normalement il y a l'éléctricité mais les coupures sont fréquentes et durables), étaient périeux. On fini quand-même par retrouver le chemin du bungalow mais le réveil a été dur (surtout pour Cris!).
Une fois remis, on décide que l'on en a assez de lézarder sur la plage et qu'on a envie de changer de décor. Pourquoi pas un peu d'animation? Départ donc pour Haadrin, la fameuse plage de la Full Moon. Eh oui, on n'a pas pu résister à la tentation de voir de quoi il en retourne. Bien sur, en dehors des pleines lunes, la plage est beaucoup plus calme. Mais on sent tout de suite que le concept n'est pas le même. Ici, tout invite à une alcoolisation à outrance et à l'hédonisme en général. Le soir, les plages sont littéralement quadrillées de vendeurs de seaux (que l'on a déjà évoqués plus haut). Cette fois le contenu des seaux est à composer soi-même, seuls les ingrédients sont contenus dans le seau (bouteille de Vodka, Redbull, etc..).
Dans chaque bar, il y a un écran géant qui diffuse les derniers films piratés, avec horaire à l'entrée.
Mais on a bien rigolé quand-même et on a pu se faire plein de films! Euh, qui a dit que c'est pas très "authentique" et "découverte" tout ça? Bon on plaide coupable, mais il faut quand même dire qu'on est resté que deux nuits...
Dernière étape, Koh Tao. C'est une île entièrement dédiée à la plongée, ce qui a priori ne nous attirait pas, vu que nous ne plongeons pas. Comme on nous a chaudement recommandé l'île pour ses paysages et le snorkeling (plongée avec tuba), on décide d'aller nous rendre compte par nous-même.
Le plus impressionant a sans doute été la rencontre avec les requins "black-tip" (voir photo). Combien de fois on nous avait faire miroiter sans fondement la présence de requins lors de précédents voyages? Alors quand le guide thai nous annonce "shark bay" en ricanant et nous invite a nous jeter à l'eau, on se dit "ouais ouais cause toujours". Quelques coups de palmes plus tard, et on se retrouve a quelques metres au dessus des bestiaux qui ont le bon gout de nager près du fond de la mer. Les photos sont prises a quèlques mètres car les requins sont un peu laches et s'éloignent rapidement. A moins que ce soit l'inverse je vous laisse juges ;-).
Tout d'abord, le trajet en bus jusqu'a Hua Hin nous a bien fait rire (a posteriori...). Lors du placement des gens dans le dit bus, nous sommes surpris de constater qu'une fois n'est pas coutume, les thailandais font preuvent d'organisation: le 7 personnes s'arrêtant à Hua Hin sont placés en bas du bus, ceux qui continuent droit sur Bangkok (la majorité), en haut. Ceci devant permettre de faire descendre les gens de Hua Hin sans déranger les gens de Bangkok (bus de nuit). Jusque là rien à redire. Arrivés à la hauteur de Hua Hin, facilement reconnaissable par les grands hôtels qui bordent la plage, le chauffeur continue sa route inexorablement jusqu'à dépasser les limites de la ville. Les 7 passagers, dont nous, regardent par la fenêtre en arborant un sourire crispé, jusqu'à ce que l'un d'eux, certainement plus réveillé que les autres, fasse remarquer que le bus doit certainement s'arrêter à l'arrêt de bus. Cette remarque remporte l'approbation de l'assemblée, sachant que les arrêts de bus sont souvent situés hors des localités. Seulement, 40 kilomètres plus tard, il nous faut bien nous rendre a l'évidence, le chauffeur a simplement oublié de s'arrêter! Cocasse, sachant que les gens de Hua Hin ont ete placés dans un compartiment spécial et que le bus fait ce trajet tous les jours depuis des années. Sans nous démonter, on tape a la fenetre qui nous sépare de la cabine du chauffeur et de ses assistants. Apres quelques tentatives infructueuses, une tête endormie fini par émerger. Lorsque l'on interroge le propriétaire de la tête en question sur le non-arrêt a Hua Hin, le visage décomposé de l'intéressé nous confirme que l'arrêt a tout bonnement été oublié! On ne saura jamais le fin mot de l'histoire, peut-être que le car etait sur autopilote et que tout le monde dormait devant. Bref, demi-tour, et avec 1h30 de retard, on arrive a bon port. (C'est les passsagers de Bangkok qui devaient se faire du souci en voyant le car faire demi-tour sur 40 kilomètres ;-)).
Le séjour a Hua Hin s'est finalement révélé tres agréable, contrairement à nos à-prioris négatifs. Les gens étaient très aimables, les prix pratiquement aussi bas qu'a Bangkok, un marché de nuit très sympa, et sourtout la cerise sur le gateau, un spot de Kitesurf de toute beauté, avec un vent puissant et constant! Est-il besoin de rappeler que Phil avait décidé de laisser le matos a Bangkok? Tant pis pour nous, on s'est contenté de regarder les autres, et de ricaner sous cape quand l'un deux s'est fait méchamment piquer par une méduse. En tous cas, on retiendra Hua Hin pour nos prochaines vacances "Kite".
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